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4 conseils de Schwarzy pour devenir un traducteur de talent

par Maéva

Le traducteur est un être curieux, intelligent, ouvert sur le monde.

Ah la la, que c’est mignon.

Sortez-moi de ce conte de fées. Le traducteur est aussi et surtout un gros fainéant qui perd son temps sur les réseaux sociaux et qui regarde Netflix ou Stephane Plaza les soirs de semaine sur son canapé en mangeant des M&M’s.

Rassurez-vous, moi aussi, j’ai des vices. En dépit des apparences, j’ai un défaut. Je vais vous faire une confidence : je suis fan d’Arnold Schwarzenegger.

Je ne pourrai jamais vous expliquer pourquoi cette passion, d’où elle est venue. Le côté allemand (en vrai, autrichien) peut-être ? Le regard ténébreux ? Les muscles ? Aucune idée. Quoi qu’il en soit, depuis Un Flic à La Maternelle dans les années 90, mes yeux n’ont cessé de briller pour le chêne autrichien.

En ce moment, je lis l’autobiographie d’Arnold Schwarzenegger, Total Recall, qui est une mine d’informations pour tous celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin au succès.

Arnold, une vraie success-story, l’icône du self-made-man à l’américaine.

Dans cet article, j’ai donc décidé de vous transmettre les valeureux conseils de mon idole appliqués au monde de la traduction. Arnold est parti de rien, peut-être comme vous qui me lisez (sûrement même), pour devenir gouverneur de Californie. Si vous aussi, vous voulez devenir meilleur dans votre domaine, et que vous n’avez pas le bras long, alors continuez la lecture. Vous verrez que le talent n’est pas un prérequis pour percer dans son domaine.

1. Apprendre à tracer sa propre existence

Arnold est né en 1947 dans un petit village d’Autriche, à des années-lumière de l’effervescence californienne et de ses podiums pour athlètes aux corps huilés.

Rien ne le destinait à la carrière de culturiste et d’acteur américain, encore moins à devenir le gouverneur de l’État de Californie des années plus tard.

Comment mon cher ami Arnold est-il parvenu à un tel succès ?

Dans son livre, il explique qu’il a très tôt compris qu’il avait une sorte de destinée à accomplir, qui n’avait rien à voir avec sa famille, son cadre de vie et sa classe sociale. Non, il sentait quelque part qu’il devait accomplir sa mission, et que pour y arriver, il allait falloir travailler dur et ne jamais abandonner. Quand son père est décédé bien des années plus tard, Arnold vivait déjà en Californie et il était impossible pour lui d’assister aux obsèques de son père en raison d’une blessure. Bien qu’attristé par la situation, cet événement a marqué en lui comme une idée de non-retour. Malgré les obstacles, il devait poursuivre sur sa lancée.

« Cela me renforçait dans l’idée que mes parents et l’Autriche étaient figés dans le temps. J’étais content d’être parti et de mener ma propre existence ».

Alors, si vous avez choisi d’être traducteur, de diriger une entreprise de traduction, ou de changer de voie pour devenir traducteur sans diplôme, vous savez au fond de vous que c’est le chemin qui vous est destiné. Continuez d’écouter cette petite voix qui un jour vous a dit « Tu deviendras traducteur freelance. » Le jour où vous aurez compris que vous pouvez tracer votre propre existence, seul, sans songer à ce que pensent votre famille ou vos anciens collègues, alors les carcans de pensée dans lesquels vous vous étiez enfermé se briseront. Et à ce moment précis, tout basculera.

2. Toujours se former, même quand le succès est au rendez-vous

« Dans le monde du culturisme, j’étais peut-être le roi, mais dans le Los Angeles de tous les jours, je n’étais qu’un immigré parmi d’autres essayant tant bien que mal d’apprendre l’anglais et de faire sa vie ».

Le père d’Arnold a enseigné à son fils le sens de la discipline très tôt, et cette rigueur est restée en lui toute sa vie.

Arnold ne se satisfaisait pas de ses succès en haut de ses podiums, ni de ses conquêtes amoureuses, il allait en cours tous les jours, s’entraînait cinq heures par jour à la salle, travaillait pour le compte de deux entreprises. Certaines fois, ses journées commençaient à 6 heures et s’achevaient à minuit.

Quand Arnold remportait un concours de culturisme, et qu’il dépassait de justesse son adversaire, alors, la victoire avait un goût amer. Pour être satisfait, Arnold voulait pulvériser ses records, battre ses concurrents à plate couture. Il visait toujours plus haut.

Malgré les succès, jamais il ne se reposait sur ses lauriers. Son plus gros obstacle était de bien parler anglais. Il a réussi grâce à sa persévérance et sa discipline de fer.

Le pouvoir des habitudes vous connaissez ?

Imaginez un pianiste, qui travaille ses gammes et ses morceaux vingt minutes par jour. Tous les jours. Et qui ne rate jamais ses séances. C’est la seule méthode pour progresser.

En traduction, et quand on travaille en freelance, c’est pareil. Vous ne devez jamais vous arrêter en chemin. Sinon, c’est la mort à petit feu de votre entreprise. Prenez toujours un peu de temps, vingt minutes, une demi-heure. Améliorez les aspects de votre entreprise. Sinon, vous coulerez.

Selon Arnold, même si cet avis reflète plutôt la vision américaine du monde du travail, pas besoin forcément d’avoir un diplôme. L’essentiel est d’apprendre le plus possible afin de s’améliorer en permanence, de devenir meilleur dans un but particulier.

3. Avoir des objectifs clairs pour pouvoir les atteindre

Arnold se fixait toujours des objectifs très précis pour pouvoir les réaliser. Selon lui, c’est cette précision fabuleuse dans les défis qu’il s’imposait, qui lui ouvrait les portes de la réussite :

« Je ne pouvais me contenter de me dire que ma résolution pour la nouvelle année était de perdre dix kilos, de parler mieux l’anglais et de lire davantage. Non, ce n’était qu’un point de départ. Il fallait que je sois beaucoup plus précis afin que toutes ces bonnes intentions ne restent pas lettre morte. »

Arnold consignait donc ses objectifs dans des fiches où tous ces projets étaient notés. Par exemple :

  • Valider douze cours supplémentaires à la fac
  • Economiser 5 000 dollars
  • M’entraîner cinq heures par jour
  • Prendre plus de trois kilos de masse musculaire

Selon Arnold, quand on se fixe un cap, on a la liberté de choisir d’improviser sur le processus vers la réussite. Je dis souvent que sans méthode il n’y a pas d’objectif, et que sans objectif il n’y a pas de méthode. Mais ici Arnold n’a pas tort : si nous nous fixons des objectifs très clairs, nous trouvons forcément le moyen de les réaliser, et nous multiplions les chances de réussite. Car il n’y a pas trente-six moyens d’y arriver, ni à tergiverser. Il faut suivre le chemin.

Alors, n’hésitez pas à quantifier et à limiter dans le temps vos objectifs. Par exemple, si vous voulez vous améliorer en anglais à l’oral, écrivez une stratégie, un plan, sur papier, notez les moyens que vous allez mettre en oeuvre pour atteindre votre objectif. Ne ratez jamais vos séances, tel le pianiste qui s’exerce chaque jour. C’est le seul moyen d’y arriver.

4. Toujours investir dans soi-même

Arnold aurait pu vivre la vie de château quand il a commencé à gagner sa vie en tant que culturiste. Mais ce n’était pas le cas, il travaillait dur pour pouvoir un jour s’offrir SA vie de rêve. Au lieu de dilapider son argent dans des loisirs futiles, il tâchait toujours de réinvestir l’argent gagné dans des cours pour s’améliorer. Il économisait le moindre centime. C’était une habitude ancrée en lui, sans doute en raison de son enfance modeste au cœur de l’Autriche rustique. Au lieu de dépenser son argent dans des soirées branchées, il organisait des barbecues dans sa maison. Il passait ses dimanches à la plage, avec une poignée d’amis et sa petite amie de l’époque.

En plus de ses cours d’anglais, Arnold suivait aussi des cours sur les affaires. Son rêve était de devenir riche. Au total, il avait huit matières à étudier afin d’améliorer ses compétences en tant que chef d’entreprise. Malgré son emploi du temps surchargé, il continuait d’apprendre et de s’instruire toujours dans l’objectif d’atteindre son rêve (devenir riche et devenir acteur).

S’il s’était contenté de ce qu’il avait, il est évident qu’il n’aurait jamais fini « gouverneur de Californie ».

Selon lui, se former de manière libre est stimulant, car c’est un choix qui vient de nous, et non qui nous est imposé. Personne ne lui disait « tu dois suivre des cours, tu dois obtenir un diplôme ». Du coup, sans pression, apprendre devenait un réel plaisir. Et apprendre en s’amusant est toujours plus efficace qu’une corvée.

En tant que traducteurs, nous pouvons choisir de nous spécialiser dans des domaines de compétences plutôt précis et de « niche », afin de sortir du lot et de proposer des tarifs plus élevés que la norme. Nous pouvons aussi choisir de développer des compétences « bonus », comme le SEO, pour le Web, la PAO, etc. Enfin, nous avons la possibilité d’apprendre une langue rare sur le marché pour directement proposer des tarifs élevés aux clients.

Cependant, à part les traducteurs parfaits, qui représentent 1 % de la population des traducteurs, nous ne prenons jamais le temps de nous améliorer. Nous sommes déjà confrontés à des emplois du temps compliqués, avec une vie sociale et familiale à gérer en parallèle. Nous sommes aussi attirés par l’argent « facile » (n’ayons pas peur des mots), qui tombe chaque mois avec des projets récurrents. Alors, pourquoi se creuser la tête et se confronter à l’extérieur, si notre vie est déjà suffisamment remplie et agréable comme cela ?

La raison est simple. Ces objectifs de développement personnel (amélioration de son niveau en langue source, développement de compétences techniques, etc.) sont rarement urgents, et nous nous contentons donc de gérer uniquement les urgences. Les projets à rendre à une deadline précise, les réponses du client à implémenter, les factures à créer avant le 2 du mois…

Votre cerveau est votre ennemi, car il vous conditionne pour rester dans votre zone de confort. Quand vous avez peur de démarcher de nouveaux clients, de téléphoner à des prospects, de rendre un nouveau travail de traduction dans un domaine différent, de sortir de votre zone, le cerveau vous envoie des signaux forts : la peur, la flemme, la procrastination, etc. Tous ces comportements sont balancés par votre cerveau pour vous empêcher de sortir de votre zone de confort. Cela s’appelle « la résistance ».

Or, vous devez prévoir du temps dans votre emploi du temps pour les points importants de votre existence : vous améliorer et devenir meilleur. Pour cela, renseignez-vous sur le pouvoir des habitudes et travaillez sur vos objectifs chaque jour.

Même si c’est vingt minutes par jour, imaginez les résultats cumulés sur une année ? Avez-vous déjà essayé de faire 20 minutes d’abdos tous les jours pendant six mois ? Vous ne me direz jamais que ces efforts sont vains.

Essayez sur votre entreprise. Et revenez nous en dire des nouvelles.

Nous voilà arrivés au terme de cet article. Si vous voulez en savoir plus sur Arnold, n’hésitez pas à lire son autobiographie. Elle divulgue les coulisses d’une ascension spectaculaire d’un homme ordinaire devenu extraordinaire.

Et vous, appliquez-vous déjà ces conseils dans votre quotidien ? Avez-vous déjà été confronté à la résistance ? Arnold est canon ou pas ?

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